Conne-de-Labarde et les villages environnants ont beaucoup à vous proposer ainsi que la ville de Bergerac à seulement 10 minutes en voiture.
Il y a des destinations que l’on visite à toute vitesse. Et puis il y a celles qui donnent immédiatement envie de ralentir.
Autour de Conne-de-Labarde, le Périgord pourpre déroule des routes bordées de vignes, des villages de pierre, des châteaux, des bastides et des vallons secrets où l’eau accompagne les chemins. À quelques kilomètres seulement, Bergerac et la vallée de la Dordogne apportent leur animation, leurs marchés, leurs ports et leurs activités de plein air.
Ici, une journée peut commencer par une promenade entre les vignes, se poursuivre dans les ruelles d’un village médiéval, s’attarder autour d’une table généreuse et s’achever sur les quais de Bergerac ou devant le soleil couchant sur les coteaux de Monbazillac. C’est une destination faite de petits plaisirs, de rencontres et de découvertes, dans un paysage où le patrimoine et l’art de vivre sont intimement liés.

Le village est mentionné pour la première fois en 1385 sous le nom de « Campna ». Selon la tradition locale, ce nom serait issu de la racine gauloise cam, associée à l’idée de chemin. Cette origine a parfois conduit à évoquer l’existence d’une ancienne voie traversant le territoire, éventuellement dès l’époque romaine, mais cette hypothèse reste à confirmer.
Le nom actuel réunit ensuite deux éléments. Conne est le nom du ruisseau qui traverse et borde la commune. Labarde rappelle une ancienne châtellenie du XIVᵉ siècle, composée de trois paroisses : La Barde, Conne et Saint-Cernin.
Au fil du temps, différentes formes se sont succédé : Campna, Compne, Conne Labarde puis Conne-de-la-Barde. Le nom de Conne-de-Labarde est officiellement adopté en 1985. En occitan, la commune porte le nom de Còmna de la Barda.
À seulement 11 kilomètres de Bergerac et 9 kilomètres d’Issigeac, Conne-de-Labarde offre un point de départ idéal pour découvrir le sud du Bergeracois. La commune s’étend sur deux petits plateaux séparés par la vallée de la Conne, dans un paysage mêlant vignobles, terres agricoles, bois, vergers et prairies.
Ici, pas de tourisme de masse ni d’agitation inutile. Le charme agit autrement : un clocher qui dépasse des arbres, une route qui serpente entre les vignes, une fontaine oubliée au bord d’un chemin, le bruit discret de l’eau et, le soir venu, un ciel largement ouvert sur la campagne.
Le village ne cherche pas à impressionner. Il séduit par petites touches.
Mentionné dès 1385 sous le nom de Campna, probablement lié à l’idée de chemin, le village porte aujourd’hui le nom du ruisseau de la Conne et de l’ancienne châtellenie de Labarde.
Au centre du bourg, l’église Saint-Laurent-et-Saint-Martin constitue le principal repère patrimonial. Son chevet est d’origine romane, tandis que sa nef fut reconstruite à la Renaissance. Restauré au XIXᵉ siècle, l’édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2013. Son haut clocher-mur émerge au-dessus des arbres et des vignes comme un signal dans le paysage.
Quelques sculptures animales sont encore visibles sur les corniches. Il faut prendre le temps de lever les yeux : à Conne-de-Labarde, les détails se révèlent à ceux qui ne sont pas pressés.
La meilleure manière de comprendre le village reste encore de l’explorer à pied.
La boucle de Campna, longue de 4,3 kilomètres, se parcourt facilement en une heure et demie environ. Elle traverse les vignobles et permet d’observer les paysages agricoles, les différents cépages ainsi que d’anciens équipements liés aux vendanges. Accessible également à cheval ou à VTT, elle constitue une agréable promenade familiale.
La boucle de la Vallée, longue de 6,6 kilomètres, descend vers la Conne et ses sources. Elle passe près de la fontaine-lavoir de la Borie Basse, des anciens moulins et des peupleraies qui bordent le cours d’eau. Au détour du chemin, la vue s’ouvre sur la Chartreuse du Bignac, située sur la commune voisine de Saint-Nexans. Facile et variée, cette boucle demande un peu plus de deux heures à pied.
Ces itinéraires permettent de marcher sans performance ni contrainte, simplement pour profiter du paysage, écouter les oiseaux, observer les couleurs des vignes et retrouver ce plaisir rare : avoir le temps.

L’eau est l’un des fils conducteurs de la commune. La Conne traverse la campagne, alimentée par des sources et accompagnée d’un petit patrimoine autrefois indispensable à la vie quotidienne : fontaines, pompes à bras, lavoirs et anciens canaux.
Le canal de Peyrelevade, appelé localement le vivier, fut notamment aménagé à la fin du XIXᵉ siècle pour alimenter un château et permettre le lavage des barriques de vin. Les lavoirs et les fontaines racontent une époque où l’eau était aussi un lieu de travail, de rencontre et de conversation.
Autrefois, plusieurs moulins fonctionnaient le long de la Conne. Les moulins de Lestrade, de la Sègue et de la Rode témoignent encore de cette activité ancienne liée à l’agriculture et à la transformation des céréales.
Conne-de-Labarde est entourée de terres particulièrement adaptées à la viticulture. Les paysages évoluent au rythme des saisons : verts tendres au printemps, lumineux en été, chargés de raisins à la fin de l’été puis flamboyants à l’automne.
Le Vignoble des Verdots permet de découvrir cette culture du vin au plus près du village. Le domaine réunit un chai de vinification, une remarquable cave souterraine et un espace d’accueil contemporain. Des visites et des dégustations commentées présentent les vins de Bergerac, de Bergerac sec, des Côtes de Bergerac et de Monbazillac, parfois accompagnés d’expériences autour des accords entre mets et vins.
Mais le terroir local ne se limite pas à la vigne. Les exploitations et producteurs des environs cultivent également pruniers, noyers, truffiers et safran, tandis que la polyculture et l’élevage entretiennent la diversité des paysages.
Conne-de-Labarde est ainsi une excellente base pour séjourner au vert : suffisamment proche des grands sites pour multiplier les excursions, mais assez paisible pour retrouver, chaque soir, le silence de la campagne.


Autour de Conne-de-Labarde, chaque route conduit vers une nouvelle ambiance. Certains villages se découvrent en quelques minutes, d’autres méritent une demi-journée. Tous participent à cette mosaïque typiquement périgourdine faite de pierres blondes, de paysages agricoles, de clochers, de marchés et de petites routes qui invitent au détour.
L’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Nexans trouve son origine dans une commanderie fondée par les Templiers au XIIᵉ siècle. Son portail sculpté conserve oiseaux, animaux, personnages et créatures fantastiques. À proximité, la Chartreuse du Bignac offre un tout autre décor : une demeure du XVIIᵉ siècle entourée d’un parc de 22 hectares, avec sources, pièces d’eau, pigeonnier, verger, potager et jardin d’herbes. Son restaurant met à l’honneur une cuisine gastronomique élaborée à partir de produits locaux et de saison.

Installé sur les premiers coteaux dominant la rive gauche de la Dordogne, Colombier fait partie de l’aire de production du Monbazillac. Son église, d’origine romane, possède un chevet du XIIIᵉ siècle et un portail Renaissance. Le château de la Jaubertie et son vignoble complètent cette escapade entre patrimoine et découverte des vins. Un sentier balisé d’environ six kilomètres permet de relier église, château, vignobles et maisons traditionnelles, tandis que le GR 6 traverse également la commune.
Perché sur un plateau calcaire, Saint-Cernin-de-Labarde domine la vallée de la Conne. Depuis le village, le regard porte sur une campagne vallonnée composée de bois, de vignes et de terres cultivées. En contrebas, une fontaine-lavoir rappelle l’importance des sources dans l’histoire locale. Cette petite commune constitue une halte idéale pour ceux qui recherchent les panoramas et les ambiances rurales préservées.
À Faux-en-Périgord, le voyage remonte beaucoup plus loin dans le temps. Plusieurs dolmens témoignent d’une occupation très ancienne du territoire. L’église, reconstruite dans un style d’inspiration byzantine, apporte une silhouette inattendue au village. Les environs sont également intéressants pour leur patrimoine naturel, avec des milieux favorables aux orchidées sauvages et à différentes espèces d’oiseaux. Deux boucles de randonnée permettent d’explorer cette campagne où se mêlent préhistoire, architecture et nature.
Dominant la vallée de la Dordogne, le château de Monbazillac est l’une des silhouettes emblématiques du Bergeracois. Ce château du XVIᵉ siècle, classé monument historique, associe aujourd’hui découverte patrimoniale et œnotourisme.
Son parcours de visite mêle histoire, vidéos, jeux de lumière, dispositifs interactifs et énigmes. L’expérience se prolonge naturellement par une dégustation des célèbres vins liquoreux de Monbazillac. Le parc et les abords du château offrent également de très belles vues sur les vignobles et la vallée.
Monbazillac est aussi le point de départ idéal pour parcourir les routes du vignoble, rencontrer des vignerons et comprendre comment le sol, l’exposition des coteaux, les vendanges et le savoir-faire façonnent la personnalité des vins.

Issigeac est l’une des étapes les plus séduisantes des environs. Ce village médiéval de forme circulaire conserve de nombreuses maisons de pierre et à pans de bois datant du XIIIᵉ au XVIIᵉ siècle. La Prévôté, le Palais des Évêques, la maison des Dîmes, la maison des Têtes ou encore l’étonnante maison Champignon donnent à ses rues une personnalité immédiatement reconnaissable.
Le dimanche matin, le village change de rythme. Son célèbre marché s’installe autour de l’église, du château et dans les rues du centre ancien. Produits frais, spécialités régionales, artisanat, musique et terrasses composent une ambiance vivante et généreuse. C’est le moment parfait pour remplir son panier de légumes, de fromages, de charcuteries, de fruits, de noix, de conserves gourmandes ou de produits artisanaux.
Issigeac se visite autant avec les yeux qu’avec le nez et les papilles. On y flâne sans itinéraire précis, en suivant une façade ancienne, une enseigne d’artisan, une cour fleurie ou simplement l’odeur d’un étal de marché.
Les environs de Conne-de-Labarde sont particulièrement adaptés à un tourisme lent. Le réseau de chemins permet d’alterner petites promenades familiales, randonnées plus longues, sorties à VTT et parcours à cheval.
Le GR 6 traverse notamment cette partie du Bergeracois, tandis que de nombreuses boucles inscrites au Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée permettent de découvrir Conne-de-Labarde, Faux-en-Périgord, Issigeac et les villages voisins.
Ces chemins ne conduisent pas seulement d’un point à un autre. Ils traversent des vignobles, longent des bois, rejoignent des sources, passent devant des lavoirs, des cabanes agricoles, des églises et des demeures anciennes. Ils permettent surtout d’approcher un patrimoine qui ne se trouve pas toujours derrière une billetterie.
La découverte du territoire passe inévitablement par la table.
Le Périgord est associé à des produits devenus emblématiques : foie gras, confits et magrets de canard, truffes, cèpes, noix, fraises, fromages, charcuteries, miel et vins. Autour de Conne-de-Labarde, cette palette s’enrichit de productions plus confidentielles, comme le safran, les prunes et les produits issus des vergers.
Les marchés, les fermes, les boutiques de producteurs et les restaurants permettent de goûter ces produits sous différentes formes : recettes traditionnelles, cuisine familiale, pique-nique improvisé ou gastronomie plus créative.
Le vrai plaisir consiste à composer son séjour au fil des rencontres : acheter quelques produits le matin au marché d’Issigeac, déjeuner dans une auberge, rencontrer un producteur l’après-midi puis partager une bouteille locale le soir dans le jardin d’un gîte.
Le vignoble constitue l’un des grands fils rouges du séjour. Autour de Conne-de-Labarde, de Colombier, de Monbazillac et de Bergerac, les domaines produisent des vins aux styles très différents : rouges, rosés, blancs secs, moelleux et liquoreux.
Les appellations Bergerac et Côtes de Bergerac permettent de découvrir une grande diversité de couleurs et de profils, tandis que le Monbazillac offre une expression plus douce et liquoreuse du vignoble.
Visiter un domaine, c’est entrer dans un univers : parcourir les rangs de vigne, comprendre les sols, découvrir un chai, sentir les arômes d’un vin en cours d’élevage et échanger avec celles et ceux qui le produisent. Les dégustations prennent ici tout leur sens lorsqu’elles sont accompagnées de produits locaux et d’explications accessibles, loin des discours trop techniques.

Bouniagues offre une halte discrète, marquée par la présence de nombreuses sources et par un ensemble patrimonial associant château et église. L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, reconstruite au XIXᵉ siècle dans un style néogothique d’inspiration angevine, forme un ensemble singulier avec le château voisin, dont certaines parties remontent au XVᵉ siècle. C’est un village à parcourir lentement, en s’intéressant autant aux grands bâtiments qu’au petit patrimoine rural.
Saint-Aubin-de-Lanquais dévoile des paysages variés de forêts, de cultures, de vignes et de vergers. Le village conserve notamment d’anciennes maisons des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, un lavoir ombragé et plusieurs chemins de randonnée. Son parc communal et ses espaces de pique-nique en font une halte agréable pour les familles ou pour une pause entre deux visites.

Le château de Lanquais, souvent surnommé « le Louvre inachevé du Périgord », réunit des architectures de plusieurs époques. Tours médiévales et façades Renaissance y composent une silhouette spectaculaire, presque théâtrale. Même lorsque l’intérieur n’est pas accessible, le village et les abords du château méritent le détour pour leur atmosphère et leur architecture.
À Beaumontois-en-Périgord, la bastide de Beaumont raconte une autre facette de l’histoire régionale. Fondée en 1272 par le roi d’Angleterre Édouard Ier, elle a conservé une partie de ses cornières, de ses remparts ainsi que la porte de Luzier.
Son imposante église fortifiée, encadrée de deux tours, domine la place centrale. Les rues, les passages et les chemins des alentours offrent une belle combinaison entre découverte historique, promenade et paysages du Périgord.







Après le calme des villages, Bergerac apporte une agréable touche d’animation. La ville conserve un centre ancien fait de ruelles, de placettes, de façades à pans de bois et de demeures Renaissance. Son histoire est profondément liée à la Dordogne, autrefois essentielle au commerce, ainsi qu’au développement du vignoble bergeracois.
Bergerac se découvre facilement à pied. On passe des rues anciennes aux quais, d’une terrasse à une petite place, d’une statue de Cyrano à une façade sculptée. Le centre-ville reste vivant sans perdre son échelle humaine : on peut y consacrer quelques heures ou y revenir plusieurs fois au cours du séjour.
Installé dans le cloître des Récollets, Quai Cyrano réunit l’office de tourisme et la Maison des vins. Le lieu permet d’obtenir des conseils de visite, de découvrir le patrimoine viticole local et d’explorer plus de 160 références issues des appellations du Bergeracois.
Sa terrasse ouverte sur le port et la Dordogne constitue une halte particulièrement agréable. C’est un bon point de départ pour organiser une route des vins, participer à un atelier ou simplement découvrir les différences entre Bergerac, Côtes de Bergerac, Monbazillac, Pécharmant, Rosette ou Saussignac.
À Bergerac, la rivière n’est pas seulement un décor. Elle devient une véritable invitation à l’aventure.
Les promenades en gabarre, à bord de bateaux inspirés de ceux qui transportaient autrefois marchandises et tonneaux, permettent de découvrir la ville et les paysages depuis l’eau. Les croisières commentées au départ du port évoquent l’histoire des bateliers, du commerce fluvial et de la nature environnante.
Pour une expérience plus active, la Dordogne se découvre également en canoë, en kayak ou en paddle. Selon le parcours choisi, on alterne passages tranquilles, plages, îlots, falaises, végétation et observation des oiseaux. Ces descentes sont accessibles aussi bien aux familles qu’aux amateurs de sorties plus longues.
Les amateurs de vélo peuvent emprunter la véloroute V91, aménagée entre Prigonrieux et Mauzac sur environ 40 kilomètres. Elle permet de suivre la vallée, de traverser Bergerac et de poursuivre vers le canal de Lalinde, en combinant patrimoine, paysages et mobilité douce.
En fin de journée, Bergerac révèle une autre facette de son art de vivre. Les terrasses s’animent, la lumière descend sur les façades anciennes et les quais deviennent un lieu de promenade.
C’est l’heure idéale pour partager une assiette de produits régionaux, déguster un verre de vin local ou simplement regarder passer les bateaux. Après une journée dans les villages et les vignobles, la ville offre une conclusion plus vivante, sans jamais rompre avec la douceur du séjour.
Choisir Conne-de-Labarde comme lieu de séjour, c’est profiter du meilleur des deux mondes.
D’un côté, le calme d’un village rural entouré de vignes, de bois et de vallons. De l’autre, une incroyable diversité de découvertes accessibles en quelques kilomètres : patrimoine roman, châteaux Renaissance, bastides médiévales, marchés colorés, domaines viticoles, restaurants, sentiers de randonnée et activités sur la Dordogne.
Une journée peut commencer dans la brume légère de la vallée de la Conne, se poursuivre au marché d’Issigeac, passer par les coteaux de Monbazillac et s’achever en gabarre ou sur une terrasse à Bergerac.
Et le soir, lorsque l’on retrouve les petites routes de campagne, les vignes et le silence de Conne-de-Labarde, on comprend que le véritable luxe du Périgord est peut-être simplement celui-ci : prendre le temps de vivre, de goûter et de regarder.